[Black Powder] Double trempette pour l'Empereur !

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[Black Powder] Double trempette pour l'Empereur !

Message  Cyrille (The boss !) le Sam 11 Avr 2015 - 16:52

Et c'est le retour chers z'auditeur du Napo 1815 sur nos tables nanterriennes !

Les deux djeuns, Max (qui fêtait ses 20 ans hier, salaud d'jeunes !) et Ogier (Matthieu), à la tête de l'armée du Nord, devaient botter le derche des Anglois commandés par leurs vénérables aînés, Carthago92 (Laurent) et moi même.








Le contexte hystérique :
En ce printemps 1815, Napo présente à la fois un retour de flamme au carburateur, et des caprices de petit vieux sur le déclin, il a absolument tenu à honorer soudardement Manon la Gueuze à l'auberge du Cochon qui Rit et à la fin de la joute plumardière, se tremper fondement et roubignoles endolories, dans un petit lac de montagne belge, dont les vertus curatives légendaires pour les hémorroïdes lui ont mis le prépuce à l'oreille, le pauvre chéri à la rondelle sinistrée.
Or, s'il y a une chose que les Anglais maîtrisent, c'est bien le service du renseignement ! Lord Wellington fut au courant des projets de l'Empereur avant même que ce dernier ait fini de les formuler, et, comme le second domaine qu'il affectionnent le plus, ces vilains Godons, c'est emmerder les Français, le Sieur Wellesley ourdit un plan sournois !





Défendre fermement le petit bourg de Mézidon sur la Goëlle où officie Manon la Gueuze, avec cependant l’interdiction formelle de pénétrer dans les habitations ; ni dans les habitantes d'ailleurs, mais l'érection d'un anglais au mieux de sa forme étant apparentée à la flatulence d'un gastéropode asthmatique, cet ordre était sans fondement (décidément, cette historie ne cesse de tourner autour du pot !).
La seconde partie du plan consistait a envoyer une unité britannique licebroquer sans vergogne (entre thé et bière, les propriétés diurétiques du régime des armées anglaises leur octroie des mictions niagaresques !) dans le lac aux vertus curatives, afin de le souiller ignominieusement !


Je livre à votre concupiscence quelques images du drame, et m'en vais nourrir mes Dobermans (hamburger maison/frites ce midi, les pôvres gosses  Razz)










Et l'armée du Nord s'ébranle, l'Empereur aussi, d'impatience !
L'aile gauche, de hussards et de lignards composée, passe au pied de la colline, alors qu'au centre, la Garde, la vraie, la vieille ! Piétine un tantinet et ne peut atteindre les marais,.
A droite, c'est l'avancée générale, et déjà les bataillons de marche de voltigeurs font parler la poudre, empourprant quelques habits rouges...
Le flanc gauche anglais, de Hussards constitué opte pour la prudence face à la furia française, mais à droite, mes dragons lourds et autres Scots Greys se comportent comme des orques ayant raté leur test d'animosité et foncent sus aux français, à brides et couilles rabattues !
La poudre enfume la plaine. De ci de là, des régiments épars subissent cris et horions de leurs sous officiers qui tentent de remettre de l'ordre dans leurs rangs.











Las, déjà les premiers chocs. Alors qu'à gauche, dragons français et hussards de Brême se repoussent mollement, les Scots Greys Dispersent un malheureux carré de lignards sur un flanc de colline (Maxime à passé sa soirée à faire des jets de 4 ou moins sur tous ses breaks tests !) mais ne peuvent exploiter efficacement leur percée...
La Royal Horse Artillery, d'une manœuvre hardie, s'est placée en enfilade et à portée de mitraille du 5ème hussard, dispersant irrémédiablement cette fière unité ! Son unité sœur de la brigade,  se fera croquer d'une bouchée par les dragons lourds, en un combat inégal, mais que là encore, la perfide Albion ne saura tirer un réel profit ! 
La brigade de cavalerie légère anéantie, la route de lac était grande ouverte pour les troupes (bien) montées de sa grassouillette majesté !









Sur la partie gauche du village, un feu nourri tient à distance la cavalerie lourde française, mais les colonnes d'assaut des lignards continuent inexorablement leur progression.
Le général Pranduron, commandant la Vieille Garde, entraîne un bataillon de grenadiers sus à l'Anglois, lignard Anglois qui fera concéder un nul sur le premier round de Corps à corps, avant de plier sous les coups féroces des grognards ! Mais la France a dores et déjà un pied dans le village...
Les dragons lourds anglais courant à la Ruine et à la Fin du Monde pour aller lansquiner dans le lac sont pour l'une unité interceptée par les Lanciers Rouges qui ne leur feront pas quartier, les deux régiment s’entraînant mutuellement dans la mort en un combat sans merci, et pour l'autre par l'artillerie à cheval de la garde, qui leur rendra en grosses coupures la monnaie de la pièce qu'avait fait subir la RHA au 5ème hussard, vengeant aussi leurs camarades artilleurs de la ligne que les dragons avaient fauchés d'un sournoise charge de flanc !.
Du coup les deux unités d'élite de chaque camp, voyant leur effectif réduit de moitié, et se retirent du champ d'honneur...










Alors que dans le village, la Garde livre d’âpres combats, la brigade anglaise menée par le 92th Highlander est parvenue à s'ébranler (comme quoi, même les Anglais...) et encage de se feux les colonnes d'attaque de lignard, les clouant sur place sous le déluge du plomb calibré des "Brown Bess". Sur le flanc droit des Français, ça joue au chat et à la souris avec les hussards anglais !
Et la Garde, terrible, furieuse, telle la lame de fond puissante et inexorable, monte à l’assaut du village de Mézidon sur la Goëlle. De centaines de poitrines puissantes et velues fusaient les "Vive l'Empereur" qui donnaient une mi-molle de bon aloi au Grand Homme, ce qui allait dans le sens de ses desseins, desseins dans le sens des seins de la divine catin attendant pantelante et offerte, l'étreinte cosaque de celui qui dans toues les cours d'Europe et de sa banlieue était surnommé Divan le Terrible ...












Donc, a droite, c'est devenu un désert, la cavalerie lourde anglaise et celle de la Garde s'étant mutuellement anéanties... La route du lac m'est donc fermée, je n'ai plus q'un espoir, m'accrocher de toutes mes forces à ce fichu village !
Les colonnes de lignards de Max sont fixées par les Highlanders et un détachement du 95th rifle.
Consolation amusante, la bascule de force opérée par Mathieu pour aller renforcer leur aile gauche a réussi pour rien ('tain pour une fois qu'on arrive à en opérer une, elle se la jouer Carabinier d'Offenbach !)
Pendant ce temps, mes gars dans le village voit la Vieille Garde piétiner dans la boue des marais, se saloper les bas de pantalons, et se rend compte que quand ces moustachus aux sous-vêtements de cuir vont leur tomber sur le paletot,  y vont être de très sale humeur... bilan, un odeur de flatulence aigre flotte sur la "thin red line", en résumé, ça sent la peur....





Donc, exit les cavaleries sur la droite (droite anglaise qui correspond à la gauche française, vous comprenez ainsi maintenant l'origine de ces histoires de volants du mauvais côté dans les bagnoles !), ma brigade d'infanterie d'élite me verrouille bien l'aile au fuselage. N'ayant plus de troupes rapides pour aller se soulager à la sournoise dans le lac magique, j'espère que la brigade légère sous les ordres de Laurent saura relever le défi !
Las, il ne cessera de foirer leur ordres (même avec le bonus des cavaleries anglaise pour charger... quatre siècles pile poil après Azincourt !!! Tss...). A noter qu'il suffise que Laurent sorte lui, pour aller changer l'eau du poisson rouge pour que je lui rate toutes ses sauvegardes et réalise un break test funeste pour les Hussards de Brême !

Et c'est là que ça a commencer à VRAIMENT merder...
Une charge des Grenadiers de la Garde sur mes lignards défendant la haie dans le village les anéantira en deux temps ! Laissant ces féroces moustachus sous le nez d'une pièce de neuf !
Pièce de neuf qui aura été une constante de médiocrité consternante, incapable qu'elle sera d'ébranler sérieusement ses terribles opposants !











A gauche, si les fusils anglais auront cloué les cuirassiers à distance, ils seront sans effet face à la furia française des colonnes de Marie-Louise  qui les chassera de leur position retranchée. Colonnes qui résisteront à l'enfilade d'une pièce de neuf à bout portant !
Cependant, sans doute envoûté par les fragrances de Manon la Gueuze, un phénoménal régiment de ligne qui combattait au pied de l'auberge défit en un tour un bataillon de chasseurs de la Garde !
Mais une charge de flanc du second bataillon de Chasseurs  aura raison sans coup férir de cette unité britannique qui défendait héroïquement la terrasse de l'Auberge du cochon qu rit.
Les derniers coups de baïonnette de la Garde emporteront ma lamentable pièce de neuf (qui a failli finir à la poubelle tant elle fut pitoyable) sonnant le glas de la résistance anglaise à Mezidon sur la Goëlle...
Mais à quel prix mon Empereur...











Finalement, ce sacrifice oublié de l'Histoire fut vain. Car pour Manon la Gueuze, les Anglais aussi avaient débarqué ! Devant son bonnet d'ourson qui arborait sans vergogne le coquelicot, la virilité napoléonienne retomba telle un soufflé dont l'invité pour lequel il est cuisiné avait choisi le RER B pour rendre visite à ses hôtes... Dépité, il en oublia de tremper son impérial séant dans le lac miraculeux, et vous connaissez la suite...

quoi qu'il en soit, une partie de Black Powder une fois de plus en forme de régal !
Cette règle est de plus en plus appréciée au fur et à mesure qu'o la joue au club, et c'est vrai qu'avec des objectifs de scénario, elle prend toute sa saveur. 
Qui plus est, elle permet de se faire plaisir sur ce type de table abondamment décorée, un régal de plus !

Merci à Laurent, Matthieu et Maxime pour cette soirée d'éclate supplémentaire.
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